Un poème extrait de mon recueil de poésie : Stupeur à Moins Cinq

Lucie Coutant

Stupeur à Moins Cinq

Ha Ha !

Des boîtes de merveilles

Un chat sur le couvercle

Qui de ses yeux railleurs

Couve une corneille

Perchée sur mon armoire

Elle jette des passoires

Sur mon ordinateur

Dont sinistre le soir

Je fais le long procès


Ha Ha !

Une colonne de pierres

Jetée dans la corbeille

Allez, hop la vieille

Rejoins le cimetière

Ma tête se remplit

D’images insensées

De bonhommes empaillés

Au rythme boulimique

D’une machine à laver


Ah mais !

Des mouchoirs qui grondent

Et forment une ronde

En se tenant la main…

C’est fou, cet univers

Qui passe devant mes yeux

Un joyeux camaieu

Pour démembrer le monde

Qu’une pathétique blonde

A soigneusement planqué


Poème extrait de La délivrance de l’accordéon (sortie prévue en 2017)

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’Auteur ou de ses ayants cause…

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Sur ma nacelle

Lucie Coutant

***

Sur ma nacelle

Je suis sylphe

Et je peux voir

Les hirondelles

Déployer leurs ailes

Longer les gouttières

Sur ma nacelle

Balances-y

Balance-toi

Balancelle

Et d’un petit pavillon noir

S’élance jusqu’à moi

Le chuintement

D’un violoncelle

Sur ma nacelle

La lumière

Du ciel

Est très belle

En riant

J’avale

Une tarte aux framboises

Mon bras posé

Sur un nuage de miel

*

De miel, vraiment

A la première bouchée

J’ai recraché la tarte

Le soleil est mort

Sa lumière

N’était qu’une tâche

Tenace

Hop se décroche

La nacelle

Finie la balancelle

Et le violoncelle

Sonne faux

Dégringolade

J’ai eu tort

De croire en mes rêves


Poème extrait de La délivrance de l’accordéon (sortie prévue en 2017)

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’Auteur ou de ses ayants cause est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les…

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Anna

Lucie Coutant

Anna

Mon pays blanc,

Je suis

Comme lui :

Aux couleurs tranchées

Sur les dalles enneigées

– Le noir se voit mieux.

Moskva,

Ma ville

En deux tons.

Contraste :

La pâleur d’un visage,

Le noir d’une robe,

La neige enfin

A mes cheveux d’ébène;

Femme en deux tons,

Russe.

A Moskva,

Ville de peine et de nostalgie,

C’est beau.

Très beau

Mais je rêvais mieux.

Et je patiente,

J’effleure la neige

Sans pouvoir m’y allonger.

Je compose mes visages,

Me tient droite,

Sourit en songeant

Comme un second dialogue

Que je meurs

Déjà.

Et même seule

Sur les glaces de Moskva,

L’oeil vers la grande église,

Je n’ose

Me laisser tomber.

Le givre du pays blanc

Est aussi en moi.

Cependant,

Une brûlure

Que je ne chante pas,

Un homme en deux tons

Qui se navre de tout.

Je l’attends encore,

Il est parti mais reviendra.

Et quand il…

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