Un chat à la fenêtre : Leïla

Leïla La seule constante de Leïla, c’était l’urgence de vivre. La vitesse allait de pair avec l’intensité : il fallait qu’elle vive tout de suite et férocement. Pour ce soir, elle aurait les bras aimants de Mina et la suavité de leurs étreintes. Elle n’en demandait pas davantage. Pour qui passe son temps dans les tourbillons, une... Lire la suite →

Un chat à la fenêtre : Mariette

Mariette   Mariette n’avait pas d’amis. Ceux qui venaient parfois à la maison n’étaient que les amis de son mari. Ils l’appréciaient par courtoisie, mais aucun d'eux ne se souciait vraiment d’elle. Elle n’avait jamais envisagé se confier à eux et quand elle se sentait d’humeur à éteindre les phares, elle ne savait qui appeler.... Lire la suite →

Extrait d’Un chat à la fenêtre : Prologue

Prologue Chanson du Chat à la fenêtre Sous les rideaux blancs mouvants, la vois-tu cachée là ? Petite tête en triangle à l’air mutin Sautille et ronronne, passe-passe D’une femme qui déteint Miroir multifaces Huis-clos d’un Chat Huis-clos d’un Miroir multifaces D’une femme qui, des tains, Sautille et ronronne, passe, passe Petite tête en triangle à... Lire la suite →

Lettre à une inconnue que j’aime

Très chère, Je t'écris de loin, toi que j'aimerais connaître, je t'écris des mots un peu fous, un soir de lassitude d'une journée trop heureuse. Je t'écris, peut-être recevras-tu ces lettres, un jour, s'il m'est donné de librement t'aimer, de vibrer dans les couleurs de cette vie furieuse où tu persistes à te camoufler. Considère... Lire la suite →

Peut-être

Petit bout de texte, comme ça, en passant. Pas très bien écrit, au demeurant. Je crains de manquer d'inspiration, ce soir. Peut-être une nouvelle en devenir... Il faut que je te dise ce qui me hante. Il faut que je te parle. Je ne sais pas à qui d'autre je pourrais parler. J'aimerais me raccrocher... Lire la suite →

L’attente (suite)

Lucie Coutant

L’attente lorsqu’elle est partagée devrait être moins lourde à porter. Son poids au contraire devient insoutenable jusqu’à plier l’individu, le tordre, parfois le briser. Cela tient à la notion de possible qui suit la conscience de l’attente partagée. Regardez-la qui le cherche des yeux, le sachant pourtant loin d’ici. Une possibilité s’est infiltrée en elle, pourquoi pas d’autres. Tout ce qu’elle voit devient possible et matérialisable, il y a une part de lui dans chaque élément de ce décor. Ce qui semblait inconcevable peut potentiellement se réaliser, voilà toute l’horreur de l’attente partagée. Le possible, c’est l’incertitude. La compréhension que cela se peut, mais que cela ne va pas nécessairement arriver. Il y a une nécessité dans l’être que l’environnement ne partage pas. Ce tiraillement de l’être, entre sa nécessité personnelle et les contraintes de son environnement, voilà qui est déterminant quant à l’issue de l’attente partagée.


Loli A.

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Extrait de (…) Un chat à la fenêtre : Leïla

Lucie Coutant

Extrait du second roman (…) Un chat à la fenêtre : 

Oui, je sais, je m’avance un peu mais je suis en plein dans l’écriture et je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager certains extraits 😉

Extrait du chapitre 9 : « La fille cendrier »

Les mots dansaient encore dans les yeux de Leïla. De la cendre dans les yeux. On lui avait ouvert le crâne pour y écraser de vieux mégots. Elle porta la main à sa ceinture, chercha son Laguiole, se souvint qu’elle l’avait perdu.

Jamais elle n’aurait dû y aller. Jamais, jamais. Elle ne quitterait plus jamais l’appartement. Elle ne voulait plus sortir. Elle se cala dans l’angle de la fenêtre. Quelques badauds dehors. Il lui paraissaient tous tellement dangereux.

Leïla était effrayante. Ses yeux s’étaient rétrécis, deux fentes par lesquelles s’échappaient toutes les flammes qui crépitaient en elle. Pas de larmes, non pas d’eau en Leïla…

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