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Genre : thriller, noir

Editions : Actes Sud

Paru en : 2017

Nombre de pages : 448

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Un coup d’épée dans l’eau

 

Résumé : Suite aux infractions qu’elle a commises en sauvant le petit garçon autiste dans Ce qui ne me tue pas, Lisbeth Salander est incarcérée dans une prison de haute sécurité pour négligence constituant un danger public. Lorsqu’elle reçoit la visite de son ancien tuteur, Holger Palmgren, les ombres d’une enfance qui continuent à la hanter ressurgissent. Avec l’aide de Mikael Blomkvist, elle se lance sur la piste de crimes d’honneur et d’abus d’État, exhumant de sombres secrets liés à la recherche génétique.

Ce qui est certain, c’est que ce cinquième opus de Millénium ne fait pas l’unanimité. Et, de bien des manières, il est largement en-dessous des autres tomes.

La plume de David Lagercrantz tend à se rapprocher, sans l’atteindre, du ton de feu Stieg Larsson. Pour un résultat décevant : un vocabulaire parfois très technique, pourquoi pas. Il l’était bien plus dans le tome 4, après tout. Mais l’ensemble est lourd, pompeux, lent. On s’entrave dans les phrases, on s’accroche au livre en espérant que l’intrigue rattrapera le style pataud.

Hélas, contrairement peut-être au tome précédent qui était plus accrocheur, La fille qui rendait coup pour coup ne présente pas un grand intérêt. Pire, le lien avec Ce qui ne me tue pas n’est pas évident. On croirait une sorte de hors-série sur l’enfance de Lisbeth et Camilla et les secrets de cette jeunesse hors du commun. Pendant ce temps, on se demande bien où est passée Camilla, si peu représentée dans ce tome. La gué-guerre entre les soeurs ennemies semble en suspens.

Cela devient en somme de plus en plus surréaliste. Des vilains méchants qui ourdissent des complots pas beaux, on connaît. C’est un peu la thématique récurrente de Millénium. Mais à force de surenchérir sur les mêmes effets dramatiques, cela frise le ridicule. Et puis, c’est long, c’est lent, ça peine à décoller, ça retombe régulièrement comme un soufflé raté, et arrivé au terme des 448 pages, le lecteur courageux déchante, car le dénouement n’a rien de bien original.

Le fan de Millénium passera toutefois un bon moment, s’il parvient à oublier la lourdeur du style.

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