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En ce lendemain de Noël, je remercie l’auteur Bernard Afflatet de m’avoir consacré de son temps pour répondre à mes questions. Amateurs de SF, je vous laisse découvrir cet auteur surprenant… et bonnes fêtes à tous !

Bernard, pour commencer, quelques mots sur votre parcours ?

Je suis un multi-autodidacte ! J’aime découvrir de nouvelles idées, de nouveaux courants de pensée, de nouvelles méthodes de résolutions de problèmes, etc. J’ai donc un parcours un peu chaotique, qui a réellement débuté lorsque j’avais une quinzaine d’années. Fasciné par le paranormal, l’hypnose et l’ésotérisme, j’en ai exploré la plupart des recoins (la vague new-age n’avait même pas pris son élan !) J’ai poursuivi en parallèle des études de maths, physique et chimie à l’Université des Sciences et Techniques Montpellier II. Toujours en parallèle, j’ai monté plusieurs groupe de rock alternatif en tant que chanteur-bassiste-guitariste-auteur-compositeur-interprète, puis en solo, ai travaillé dans le cinéma, monté mon entreprise de robotique, et enseigne désormais les mathématiques en visioconférence sur une plate-forme internet… Bref ! je ne me suis mis à écrire autre chose que des chansons que sur le tard, en 2010, très exactement après un voyage en Norvège. J’ai adoré la commune de Bergen et j’y ai vu un décor de film. J’ai décidé de lui rendre hommage et d’en faire un roman : MITANIA, paru pour sa première édition en 2012.

Présentez-nous vos romans…

MITANIA, Au Cœur de la Légende (Éditions du 38) :

En 2100, Chris Nolan, accompagné seulement de Juliet, un système informatique qui lui sert de pilote et d’aide dans son quotidien, part explorer l’univers pendant douze ans à la recherche d’une vie civilisée. En 2112, il rentre sur terre, bredouille. Entre-temps, sept siècles se sont écoulés sur notre planète qui lui est devenue inhospitalière : les continents, les pays se sont déplacés. Le monde est pleinement sauvage et aucun vestige ni trace de vie humaine n’y subsistent.

Où est passée la Base Aérospatiale Internationale de Dubaï ? Pourquoi l’humanité a-t-elle disparu ? Y a-t-il des survivants ? Où se cachent-ils ?

Chris et Juliet forment un singulier couple héros/machine : deux « Êtres » improbables, l’un asocial et l’autre qui, bien qu’artificiel, sait se rendre indispensable à cet homme esseulé et taciturne. MITANIA est un roman d’anticipation et d’aventure, qui pose la question des limites de la civilisation, celles de l’Humain et de son inéluctable solitude. J’ai tenté de rendre ce roman troublant, de l’agrémenter d’une documentation vaste, sur fond de plaidoyer écologique. C’est une invitation à s’interroger sur l’aventure humaine et son devenir…

CAVERNE, Les Disparus du Val (Éditions du 38) :

La disparition inexpliquée d’un meurtrier psychopathe a brisé la carrière de Josselin. Comment admettre que le détenu se soit simplement volatilisé sous ses yeux ? Traumatisé, mais peu enclin à croire aux phénomènes paranormaux, l’ancien gendarme n’a jamais cessé de chercher des réponses.

Année après année, il revient sur les lieux, dans un petit village du Gard au passé riche de légendes. C’est là que de nouvelles disparitions et une rencontre inattendue vont le mettre sur la piste du mystère des disparus du Val. Mais plus il approche de l’incroyable vérité et plus le danger le guette, la folie aussi.

Ce roman est un hybride, entre thriller et fantastique. CAVERNE a pour but de vous entraîner dans une angoissante course, aux limites du réel !

CHRONIQUES AMASIENNES (bientôt aux Éditions du 38) :

Difficile de résumer le thème sans gâcher le premier effet de surprise, car l’action démarre immédiatement. Je vous invite donc à lire la nouvelle, ce sont les deux premiers chapitres : gratuitement sur mon blogue, ou en « extrait » de lecture sur votre site d’achat lorsque le roman sera paru.

Indice 1 : Il y a 200 millions d’années, la Pangée fut le dernier supercontinent. Dans 150 à 250 millions d’années, l’Amasie sera le prochain.

Indice 2 : Le 22 août est la date anniversaire de Ray Bradbury. Depuis 2012, année de son décès, nous fêtons ce jour-là le Ray’s Day (#RaysDay) pour célébrer la lecture. Les auteurs qui le désirent peuvent diffuser une œuvre gratuitement via le support qui leur convient. J’avais choisi de rédiger une nouvelle fin 2015. Elle devait être partagée sur les réseaux sociaux. En hommage à Ray Bradbury, je l’avais intitulée Chroniques Amasiennes, rapport à son œuvre Chroniques Martiennes qui m’a beaucoup marqué. J’avais déjà rédigé une nouvelle pour le recueil Folies (Collection du fou, Éditions du 38). Je comptais proposer Chroniques Amasiennes pour un autre recueil (Cités Bulles, Éd38). Mais, mon éditrice et ma directrice de collection ont souhaité que j’en fasse un roman. À suivre donc… !

Qu’est-ce qui vous attire dans le genre fantastique et la science-fiction ?

Avant tout les romans d’anticipation. Je suis très sélectif dans mes lectures. Je ne lis plus – ou très peu – d’œuvres classiques. Je me cantonne presque exclusivement à la SF, mais avec pas mal de restrictions. Par exemple, j’exclus les genres Space Opera, Fantasy, Épique, Urbain, Paranormal, Horreur, Zombies, Cyber, Steampunk, Militaire, Hard SF… et ne lis que de l’Anticipation, de l’Aventure ou du Post-Apocalyptique. Car, ce que j’apprécie par dessus tout c’est de projeter notre monde dans le futur, avec tout ce que cela implique. La Planète des Singes et 1984 sont en résumé ce vers quoi tend mon désir de lecteur. De l’aventure, mais du réalisme quitte à plomber l’ambiance en noircissant l’avenir.

Que souhaitez-vous transmettre par votre plume ?

J’essaie de transmettre une certaine forme de réalisme et d’humour dans des univers qui, de prime abord, ne les évoquent pas ! J’ai été élevé dans une famille qui pratique l’autodérision, et mes personnages en sont souvent empreints. Transmettre, peut-être aussi, une idée de ce qui me paraît juste… Je ne supporte pas la traîtrise, encore moins l’injustice ou les abus. Ni la médiocrité. Entre justice et justesse, il n’y a qu’un pas…

Selon vous, quelle est la place de l’auteur dans notre société ?

Aujourd’hui ? Sans doute bien dérisoire si l’on compare notre époque aux siècles passés ! Inutile, d’ailleurs, de remonter bien loin dans le temps vers les Molière, Voltaire ou les Grecs Anciens. Voyez un film d’Henri Georges Clousot, ou de Marcel Pagnol par exemple. La plupart sont en noir et blanc, avec une image dégradée, un son médiocre, mais… quels dialogues ! On les regarde, scotché à l’écran, alors que la forme a souvent mal vieilli. Reste le fond ; quand la qualité est là, le cœur ne s’y trompe pas ! Alors que, souvent, nous avons du mal à suivre un film bourré d’effets spéciaux, avec des images pourtant hallucinantes, car le scénario vole aussi haut qu’une autruche ! C’est notre époque… Voyez l’écart de popularité entre Jean d’Ormesson et Johnny Hallyday… Je n’ai rien contre l’un ou l’autre, mais le premier était auteur, le second interprète et je ne pense pas qu’un tel hommage sera rendu à celles et ceux qui ont écrit ses chansons. Je crois que cela répond à votre question.

D’où vient votre inspiration pour écrire ?

D’une idée, venant la plupart du temps de je ne sais où, qui germe et qui, sur plusieurs mois, va se transformer lentement. J’ai malheureusement un problème : je vois mes écrits comme un film (justement), comme un long métrage, et chaque passage se transforme en scène filmée dans mon esprit. Chaque soir, donc, je recommence le film au début, jusqu’à la nouvelle scène, le nouveau paragraphe… Parfois, avant d’avoir pu imaginer la scène suivante, je m’endors !

Votre plus beau souvenir en tant qu’auteur ?

Lorsque mon bêta-lecteur (pour Chroniques Amasiennes) m’a dit, des sanglots dans la voix, avoir été très ému à la fin du tapuscrit, s’excusant presque d’être « trop » sensible ! Puis, les remarques de mon épouse que je garderai pour moi !

D’autres passions hormis l’écriture ?

La musique, le cinéma, l’artisanat, l’art en général, la science et les mathématiques !

Avez-vous des projets en cours ?

J’attends impatiemment les retours de corrections de mon éditrice Anita Berchenko et de Sylvie Kaufhold ma directrice de collection, pour que nous puissions lancer la sortie de Chroniques Amasiennes. J’ai également un nouveau roman en tête (j’en suis à environ 20 minutes de film !) qui se déroulera dans ma région, et qui aura pour thème de mystérieuses créatures au-dessus de nous dans la chaîne alimentaire…


Portrait littéraire

Si vous étiez…

Un roman classique : Le Comte de Monte-Cristo

Un roman contemporain : 1984

Une pièce de théâtre : Antigone d’Anouilh

Un poème : Abîme – La Voie Lactée (Victor Hugo)

Un auteur : René Barjavel

Un personnage de roman : François « Les Robinsons de l’Apocalypse » (Joël Moreau)

Un genre littéraire : Anticipation / SF

Un mot : Tragico-romantique !

Une citation :

Quand le dernier arbre aura été abattu,

quand la dernière rivière aura été empoisonnée,

quand le dernier poisson aura été péché,

alors on saura que l’argent ne se mange pas. (Géronimo)


TW : twitter.com/BernardAfflatet

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