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Aujourd’hui, nous recevons Florian Dennisson, auteur et musicien, qui a eu la gentillesse de me consacrer du temps et de répondre à mes questions.

Florian, pour commencer, quelques mots sur votre parcours ?

À la base je suis musicien et quand cette activité s’est un peu ralentie, il y a près de trois ans, je me suis plongé dans l’écriture.

Présentez-nous vos oeuvres…

Mon premier roman est un polar qui s’appelle Téléski qui croyait prendre et qui est une nouvelle enquête d’un héros bien connu des aficionados qui s’appelle Le Poulpe. Plus d’une centaine de romans écrits par autant d’auteurs sont sortis avec ce personnage atypique et j’ai ajouté ma pierre à l’édifice il y a un an. D’un autre côté, j’ai la chance d’avoir plusieurs ouvrages sortis en maison d’édition. Ils racontent les aventures de mon chat à travers des conversations SMS et sur les réseaux sociaux (Mon chat est un #geek comme les autres) et à travers son journal intime pour le volume 2 (Journal intime d’un chat en manque de croquettes). Les genres sont aux antipodes, mais ceux qui me connaissent savent que ça me définit assez bien.

Vous êtes aussi musicien. Musique et littérature sont-elles pour vous des arts distincts l’une de l’autre ou complémentaires ? Dans quelle mesure ?

Ces deux disciplines sont pour moi totalement complémentaires ! Toutes deux racontent des histoires par le biais d’une technique spécifique et d’un genre défini. J’aime à dire que je suis compositeur de mots et écrivain d’harmonies.

La musique me permet d’être au contact du monde, de me défouler (surtout le genre que je pratique haha) et de voyager tandis que l’écriture me permet de m’isoler et d’aller au fond de moi-même.

Vous avez traduit de l’anglais au français plusieurs œuvres de Lovecraft. On s’imagine la traduction comme une discipline très rigoureuse. Est-ce le cas ou permet-elle malgré tout une liberté d’écriture ?

Cette discipline est en effet très rigoureuse, mais quand on comprend comment la dompter, elle permet d’apporter sa touche personnelle à tous les coins de mots. J’adore ces deux langues, elles sont si différentes et pourtant si complémentaires que l’activité de traduction est quelque chose d’exaltant. Il faut respecter ce qu’a voulu dire l’auteur tout en l’adaptant à une autre langue, c’est magique.

« Téléski qui croyait prendre » est, selon vos propres mots, un polar à suspense. Qu’est-ce qui vous intéresse dans ce genre littéraire ?

C’est le genre que j’affectionne évidemment le plus, c’est celui qui me porte jusqu’au bout de la nuit, qui me fait frissonner et qui me procure les plus belles sensations. J’aime le mystère et la technique de le révéler . On ne s’en rend pas compte tout le temps, mais presque toutes les bonnes histoires sont en fait des « policiers », il y a toujours une intrigue ou un secret que le lecteur cherche à connaître, aussi infime soit-il, c’est ce qui le mène jusqu’au mot FIN.

Que souhaitez-vous transmettre par votre plume ?

Je souhaite plus que tout faire vivre les mêmes sensations que je ressens quand je lis un roman que j’aime. Je trouve que la lecture est d’une telle puissance émotionnelle que j’aspire à faire frissonner le lecteur, à le faire s’évader pour quelques heures de son quotidien.

Avez-vous des rituels particuliers lorsque vous écrivez ? Ou un moment privilégié dans la journée pour écrire ?

J’ai trouvé mon moment pour écrire, c’est avant l’aube ! Je me lève très tôt (entre 5h30 et 6h) et j’écris frénétiquement jusqu’à environ 9h. Je suis dans une sorte de bulle coincée entre deux mondes, celui du rêve et de l’imaginaire et celui de la réalité qui révèle peu à peu sa lumière. Quand j’écris à ce moment-là, j’ai l’impression de revivre mes premiers émois en tant que lecteur.

Votre plus beau souvenir en tant qu’auteur ?

Je pense que c’est le jour où j’ai écrit le mot FIN à la dernière page de mon premier roman. Cela représentait des décennies de tentatives échouées et surtout des mois de construction de ce premier ouvrage. C’était à la fois une immense libération et le plus grand saut dans le vide que j’ai jamais fait de ma vie.

Avez-vous des projets en cours ?

Bien sûr ! Je prépare la sortie de plusieurs romans. « Liberté conditionnelle » dans la veine du Poulpe, mais avec un nouveau héros de ma propre création, le repenti Romeo Brigante. J’ai sur le feu les deux premiers volets de ma nouvelle série à suspense MACHINATIONS et j’attaque bientôt un gros projet qui a mis plus de 8 ans à mûrir, un thriller à l’intrigue complexe et dont le retournement final devrait ne pas laisser le lecteur indifférent.

 


Portrait littéraire

Si vous étiez…

 

Un roman classique : L’assommoir de Zola

Un roman contemporain : Hyperion de Dan Simmons

Une pièce de théâtre : Derniers coups de ciseaux de Paul Portner

Un poème : A thing of beauty de John Keats

Un auteur : James Ellroy

Un personnage de roman : Hercule Poirot

Un genre littéraire : policier

Un mot : nuit

Une citation : « Fais de ta passion ton métier et tu n’auras jamais à travailler un seul jour de ta vie »

 


Cette interview vous a plu ?

Vous souhaitez en savoir plus sur l’auteur et son oeuvre ?

Twitter : @FDennisson
Instagram : @FDennisson

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