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Rencontre avec la nouvelliste Marie Tinet, merci à elle pour le temps qu’elle m’a accordé…

Marie, pour commencer, quelques mots sur votre parcours ?

J’ai passé les dix-huit premières années de ma vie dans l’Orne, en Normandie. À l’époque, je voyageais déjà beaucoup, mais essentiellement via la lecture.

Mon bac littéraire en poche, je pars en Lorraine, à Nancy, où j’obtiens mon DUT métiers du livre. J’arrive sur Paris pour un stage en communication, dans une maison d’édition, l’Atelier. Je reste à la capitale pour enchaîner sur une licence pro dans la communication, je passe six mois au service marketing de Larousse.

Suite à mon aventure parisienne, je m’expatrie en terre anglaise, à Southampton, où je deviendrai bibliothécaire. Mes premières nouvelles trouvent preneurs, aux éditions Secrètes, au Nutty Sheep, chez Jacques Flament et au Labo Walrus. Je gère désormais des anthologies de science-fiction pour les éditions Nutty Sheep. Aussi et surtout, je deviens maman.

Je rentre en France, sur Nancy, avec le projet de me lancer dans l’entrepreneuriat avec la création d’un studio d’enregistrement spécialisé dans la production de livres audio.
C’est chose faite et je tente de concilier au mieux mes activités et ma vie de maman : écrire, gérer des anthologies, produire des livres audio et surtout admirer ma fille sourire.

Présentez-nous vos publications…

Le voi-e-x Liberté, que vous pouvez lire gratuitement dans l’anthologie édition secrète des Editions Secrètes est ma toute première publication. Voici le résumé : « La guerre civile a éclaté depuis un mois maintenant. Tous les réseaux informatiques sont sous contrôle du gouvernement pour motif de sécurité nationale. Internet coupé. Confiscation des outils de communication. Uberta, une bibliothécaire à la retraite, en a décidé autrement. Elle n’a pas oublié les connaissances de son époque et les utilise pour sa cause. Elle édite un journal en secret, dans sa cave isolée. Elle se bat contre la censure et pour les idées de sa communauté, relaye les informations obtenues, publie des critiques, des réflexions… Seulement, la vieillesse est sa pire ennemie et elle doit former quelqu’un de confiance à cet art presque perdu. À qui donnera-t-elle les clés de sa cave, de son savoir, de la liberté ? »

Ensuite, c’est Mutation qui s’est fait connaître, une nouvelle post-apocalyptique publiée chez Nutty Sheep : « Courir. Fuir. C’est mon quotidien désormais. Les monstres me traquent, ils ne s’arrêtent jamais. Je les entends, ils arrivent… » Dans la même veine post-apocalyptique, j’ai aussi publié sur le Labo Walrus Le dernier Fossoyeur : « Il est le fossoyeur. Peut-être le dernier… »

J’ai aussi publié des micro-nouvelles dans l’anthologie Résonances, c’est un format que j’apprécie et j’ai pour projet un recueil de micro-nouvelles illustrées !

Quels auteurs ou œuvres vous ont inspirée ?

Plus que d’auteurs et d’œuvres, je m’inspire essentiellement d’émotions et sans réellement le vouloir de mon vécu. Les gens qui me connaissent me font souvent des remarques sur la signification de mes nouvelles. Je les laisse monter leurs théories. Ils ont souvent raison, mais je ne veux pas me dévoiler davantage. Par exemple, Uberta, la vieille femme du Voix-e-x Liberté me ressemble beaucoup sur certains points. Je me suis imaginée dans sa situation, à son âge et j’ai écrit.

Vous vous définissez comme « nouvelliste ». Qu’est-ce qui vous attire dans ce format ? Quels en sont les contraintes et les avantages ?

Oui, j’aime me définir comme nouvelliste. J’aime le format court, c’est ce que ma plume veut écrire. Il n’est pas bon de ne pas l’écouter ! Je crois que c’est le premier « avantage » si l’on peut dire. C’est ce que je veux écrire, alors j’écris. Le format long n’est pas adapté à mon état d’esprit. J’ai besoin d’aller rapidement au bout de mon idée, et puis déjà une autre arrive. La nouvelle me permet d’écrire sans m’ennuyer, dans une fulgurance que je n’aurais pas avec un format plus long. Même si j’écris un jour un roman, je crois que je continuerai à me définir ainsi, parce que c’est vraiment ce qui me correspond le mieux. La seule « contrainte » que je vois, c’est que les lecteurs qui sont moins nombreux sur ce format et qu’à la suite de la lecture ils veulent souvent en lire davantage !

Que souhaitez-vous transmettre par votre plume ?

Avant tout des émotions. Je cherche à être le plus vrai possible, le plus sensible, parfois en oubliant un peu l’intrigue. Quand j’ai écrit Grains de sable, qui va bientôt être publié sur le Labo Walrus, j’ai pleuré. Au fond de moi je souriais en me disant que j’avais réussi, qu’émotionnellement il y avait quelque chose d’intéressant, qui je l’espère saura toucher des lecteurs.

Avez-vous des rituels particuliers lorsque vous écrivez ? Ou un moment privilégié dans la journée pour écrire ?

Malheureusement, j’ai beaucoup moins de temps qu’il y a quelques années pour écrire. Je peux écrire partout : à mon bureau, sur le canapé, dans mon lit, mais aussi dans la rue en marchant, dans un café, dans le bus… J’écris plutôt seule et parfois je ferme les yeux et je m’enregistre « écrire », ça me permet souvent de me débloquer et d’éviter la page blanche.

Vous êtes aussi bibliothécaire. Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer ce beau métier ?

J’étais bibliothécaire, juste avant d’être maman. Je me destinais plutôt à être libraire, mais les opportunités ont changé mes orientations professionnelles. J’ai commencé en tant que bénévole et puis ils m’ont proposé un job, c’est comme ça que ça s’est passé. Quand ma fille est arrivée dans ma vie, j’ai voulu rentrer en France, pour lui faire vivre son pays. J’ai donc quitté mon poste de bibliothécaire.

D’autres passions hormis les livres ?

J’ai beaucoup d’intérêt pour toutes formes créatives, notamment le point de croix, le puzzle, le scrapbooking… S’il fallait en citer qu’une, je dirais le théâtre d’improvisation ! Laisser parler son corps, ses idées me passionne vraiment pour la spontanéité et le vrai qui s’en dégage. C’est ce que je recherche dans l’écriture, et je crois que l’improvisation m’aide à toujours m’exprimer davantage dans mes nouvelles.

Avez-vous des projets en cours ?

Concernant la production, j’écris une novella inspirée d’Uberta et des événements du Voi-e-x Liberté. Aussi, je travaille sur une histoire inspirée de ma vie sur la thématique de la maternité et des mondes parallèles.

D’autres nouvelles cherchent encore un éditeur, et j’ai aussi plusieurs publications à paraître : Je suis dys aux éditions Arkuiris.
Le silence de la nuit aux éditions Caliope Alsace.
Un pas de trop, une nouvelle d’anticipation fantastique, aux Editions Alter Real.
Grains de sable, une nouvelle apocalyptique, sur le Labo des Éditions Walrus.


Portrait littéraire

Si vous étiez…

 

Un roman classique : L’Odyssée d’Homère, le seul roman classique, si l’on peut le définir ainsi, qui m’a vraiment transportée, mêlant romance et aventure !

Un roman contemporain : Vie et mort de Katie Olson de James Garner pour ce vrai, cette force, cette sensibilité. Une pépite de la littérature américaine.

Une pièce de théâtre : Antigone d’Anouilh je dirais !

Un poème : les plus beaux que j’ai pu lire sont ceux de la Marquise de Carabas !

Un auteur : le premier qui me vient est Nico Bally, un indépendant talentueux !

Un personnage de roman : Katie Olson, encore elle, mais vraiment, il faut la découvrir pour comprendre !

Un genre littéraire : le post-apocalyptique, of course !

Un mot : le premier auquel j’ai pensé est « silence », il est tellement agréable quand il est apprécié !

Une citation : « Je pense, donc je suis. » et tout le reste n’est-il que fiction ?


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Vous souhaitez en savoir plus sur l’auteur et son oeuvre ?

Rdv ici : site de l’auteur

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