Entretien avec Franck Driancourt, auteur

Aujourd’hui, nous accueillons un auteur très sympathique, Franck Driancourt, qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions. Merci à lui… Je vous incite à le découvrir, surtout si vous aimez la fantasy.

Franck, pour commencer, quelques mots sur votre parcours ?

J’ai une formation d’historien, mais comme beaucoup de ces bêtes, j’ai dû changer d’orientation, une fois débarqué sur le marché du travail. L’histoire nourrit l’âme, mais pas l’estomac. Aujourd’hui, je bosse dans l’informatique. Ce terme est suffisant pour la plupart des gens.

Présentez-nous vos romans…

J’ai commencé une série il y a deux ans en participant à un concours. C’était pour le fun, le plaisir d’écrire, de me mesurer à d’autres auteurs et de voir quel effet pouvait avoir mon écriture sur les lecteurs. Ça s’est plutôt bien passé puisque ‘les aventures d’Edgar Nelson’ ont terminé sur le podium. De là, le livre a été remanié et réécrit en partie pour gommer les erreurs, et corriger ce qui devait l’être. Sous la pression des lecteurs, je me suis laissé embarqué pour un second volume, sorti au mois d’avril 2017. Et là, j’écris une troisième aventure avec ce personnage d’Edgar.
En parallèle de cela, je travaille sur un thriller fantastico-mythologico-scandinave (je ne sais pas si ça se dit, j’innove peut-être) ‘les larmes de l’apocalypse’. L’histoire d’un type qui pense que derrière le Père-Noël se cache en réalité Satan. Il fera tout pour le zigouiller, évidemment. Pourquoi scandinave ? Tout simplement, parce ce n’est pas le diable qui prend l’habit du Père-Noël, mails Loki ! Bon, il y a une moitié couchée sur le papier pour le moment. Tout peut encore évoluer, rien n’est figé tant que ce n’est pas sous presse !
Mon plus gros projet et le plus ancien concerne une fantasy ‘le royaume d’Arlane’. J’espère le terminer rapidement, avant de me faire étriper par les personnes qui attendent la fin. Cela fait quatre années de travail, pas toujours acharné, qu’il est commencé. Difficile d’en faire un résumé, mais la fantasy reste la fantasy : vendre du rêve. C’est ce que j’essaye de faire.
Pour terminer, j’ai commencé deux New Romance, mais ce n’est pas un domaine dans lequel je suis à l’aise, alors c’est un peu de côté. J’y reviendrai à l’occasion et sous un pseudo. Et oui, une femme qui écrit de la New Romance c’est génial, un homme c’est un pervers !

Pourquoi avoir choisi l’autoédition ? Quel bilan en faites-vous à titre personnel ?

J’ai choisi l’autoédition tout simplement parce que démarcher des maisons d’édition est très chronophage. Je n’ai pas envie d’envoyer mon manuscrit avec un résumé… et tout ce que l’on peut vous demander. Je trouve ça épuisant. Le revers de la médaille c’est que dans l’autoédition, c’est à vous de gérer l’auto promotion, un exercice dans lequel je suis un navet. Au final, l’autoédition n’est pas faite pour les fainéants ou les gens qui ne savent qu’écrire. Il faut tout un panel de talent pour survivre dans l’univers de l’autoédition. Si j’arrive à trouver une ME, je signe. Faut-il encore que je cherche…

Que souhaitez-vous transmettre par votre plume ?

Le rêve ! Une histoire, c’est fait pour réaliser tous ses fantasmes imaginaires et si en plus on arrive à embarquer du monde avec soi, c’est le pied.
Pour être un peu plus précis, en ce qui concerne Edgar Nelson, j’avais envie de montrer aux lecteurs qu’il existait des livres qui méritaient tout autant que les grands classiques d’être lus. Je pense à Dracula de Bram Stoker, Frankeinsten de Mary Shelley… Bien sûr, Edgar est un adolescent, il lui faut des histoires à sa hauteur : les aventures de Tom Sawyer de Mark Twain, Le magicien d’Oz de Lyman Frank Baum où l’île au trésor de Stevenson. Ils sont encore nombreux. A l’âge où les enfants commencent vraiment à lire dans les collèges, on leur colle du Hugo, Balzac et toute la clique. Laissez-les rêver avec des livres bien plus passionnants et arrêtez de leur faire lire des auteurs qui vont les dégoûter d’ouvrir un livre.

Avez-vous des rituels particuliers lorsque vous écrivez ? Ou un moment privilégié dans la journée pour écrire ?

J’écris surtout dans le train, matin et soir. J’ai besoin d’un fond sonore qui ne me demande pas d’attention. En outre, le bercement du train me plonge dans état proche du sommeil et me permet d’imaginer avec plus de fantaisies les scènes que j’écris.

D’où vient votre inspiration pour écrire ?

Du rêve, de ce que j’aimerais vivre. De ce qui me fait peur ou me manque aussi. Il suffit de me lire un peu pour comprendre que les premiers flirts, l’adolescence, la mort et la nostalgie reviennent régulièrement dans mes travaux.

Votre plus beau souvenir en tant qu’auteur ?

Je n’arrive pas à détacher de ma mémoire un moment plus beau qu’un autre. Je dirais que le fait de tenir son premier livre papier entre les mains est un moment chargé d’émotion. Hélas, je n’en ai aucun souvenir. Sinon, je mettrais bien dans mes meilleurs souvenirs la rencontre avec d’autres auteurs et encore plus des lecteurs. C’est toujours très flatteur d’avoir des personnes qui viennent gentiment vous dire qu’elles ont lu votre livre. Je crois que c’est ce que je préfère. C’est bon pour l’égo.

D’autres passions hormis l’écriture ?

Je n’ai pas de passion particulière. J’aime juste écrire, jouer de la musique, profiter de ma femme et de mes enfants.

Avez-vous des projets en cours ?

Je les ai cité plus haut, mais oui, j’écris plusieurs livres sur plein d’univers différents : Thriller, Romance, fantasy et jeunesse.
Tout récemment, j’ai travaillé avec douze autres auteurs (la pieuvre, collectif d’auteurs) à la réalisation d’un livre destiné à soutenir une association (Lauréates de la fondation ELLE) qui lutte contre l’analphabétisme. Le livre s’appelle ‘Je vous parle d’un temps’. Tous les bénéfices sont reversés à l’association.


 

Portrait littéraire

Si vous étiez…

 

Un roman classique : Tom Sawyer, Mark Twain
Un roman contemporain : L’assassin royal, Robin Hobb
Une pièce de théâtre : Lysistrata, Aristophane
Un poème : aucune idée, mais j’aime beaucoup Rimbaud
Un auteur : Robin Hobb (même si c’est une femme), je la trouve géniale
Un personnage de roman : ça dépend de mon humeur. Je peux passer de Tom Sawyer à Fitz Tombétoile
Un genre littéraire : Fantasy, quitte à changer de vie autant changer de monde
Un mot : calembredaine, ce mot est le plus beau.
Une citation : « ça ne me fera pas un deuxième trou au cul », c’est moche, mais ça permet de tout relativiser.


Cette interview vous a plu ?

Vous souhaitez en savoir plus sur l’auteur et ses romans ?

Les aventures d’Edgar Nelson : Amazon

Edgar Nelson au pays d’Oz : Amazon

Je vous parle d’un temps : Amazon

Facebook : https://www.facebook.com/EdgarNelsonAuteur/

Twitter : @Driancourt1

 

Un commentaire sur “Entretien avec Franck Driancourt, auteur

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :