Entretien avec l’auteur Aurélien Grall

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Aujourd’hui, l’interview du mardi est consacrée à Aurélien Grall, enseignant et auteur de deux romans en plusieurs épisodes. Il a très sympathiquement accepté cette interview, avec simplicité et gentillesse. Je vous laisse donc faire sa connaissance…

Aurélien, pour commencer, quelques mots sur votre parcours ?

Je suis financier de profession, enseignant en trésorerie et gestion des risques de marché à l’Université de Rennes 1, et bien sûr écrivain depuis le début des années 2000. J’ai commencé écrire « sérieusement » lors de mes études et depuis je n’ai jamais arrêté.

Présentez-nous vos livres…

ALIENOR, l’origine de toutes les haines, mon premier roman, décrit le destin tragique de petites filles arrachées à leurs familles pour être sacrifiées sur l’autel de la raison d’Etat. Le livre pose de profondes questions sur le droit à l’enfance et la corruption du pouvoir. C’est un roman coup de poing qui chamboule le lecteur pour tenter de tirer de lui le meilleur, en le poussant dans ses retranchements.

Le trône de cendre, deuxième roman, décrit lui le destin d’un jeune étudiant qui exploite la mort de son meilleur ami, victime d’une bavure policière, pour prendre le pouvoir en France et y instaurer un nouvel Empire. Jusqu’où va-t-il aller dans son ascension fulgurante ? La réponse pourrait bien, là encore, marquer le lecteur.

Depuis combien de temps vous consacrez-vous à l’écriture ? Y a-t-il eu un déclic particulier ?

Autant que je me souvienne, depuis mon enfance, j’ai toujours eu envie d’écrire. Je me suis lancé dans mon premier roman, ALIENOR, l’origine de toutes les haines au début des années 2000 pour le finir 10 ans plus tard.

Quels auteurs ou œuvres vous ont inspiré ?

Paradoxalement, ce sont les grands classiques de la littérature qui m’inspirent : Shakespeare, Corneille, Hugo, Maupassant, Zola, tous ces auteurs alliant un message profond à des histoires passionnantes. Par exemple, j’ai eu l’idée d’ALIENOR en me demandant ce que pourrait être la vie de Jeanne, l’héroïne d’une vie, de Maupassant, transposée dans notre monde moderne.

Vous fractionnez vos publications en plusieurs courts épisodes. Pourquoi ce choix ?

Etant d’un naturel perfectionniste, la publication par épisodes me permet de commencer à publier tout en me laissant un temps de répit pour affiner la suite. Qui plus est, je peux capitaliser sur les retours du public sur les premiers épisodes pour améliorer les derniers.

Pourquoi avoir choisi l’autoédition ? Après plusieurs publications, quel bilan en faites-vous à titre personnel ?

Au départ, mon premier roman a été refusé par une quarantaine de maisons d’édition. Publier sur les différentes plateformes électroniques m’a permis de tester directement le public en capitalisant sur un roman déjà écrit. Et là, surprise, je me suis rendu compte que les lecteurs adoraient ce livre.

L’avantage de l’édition indépendante est que vous bénéficiez d’une liberté totale, sans censure autre que la vôtre, et d’un rapport direct avec le public. Vous êtes un artisan de la littérature en somme.

Du coup, lors de la sortie de mon deuxième roman, le trône de cendre, le choix était vite fait : aucun manuscrit n’a été envoyé à des maisons d’édition. Désormais mon seul juge est le public, qui me rend au centuple la passion que je verse dans l’écriture.

Avez-vous des rituels particuliers lorsque vous écrivez ? Ou un moment privilégié dans la journée pour écrire ?

Mon principal rituel est d’écrire en écoutant de la musique. Cela me permet de mieux me plonger dans l’histoire en m’isolant du monde extérieur. J’ai plutôt tendance à écrire la nuit pour des raisons d’emploi du temps, mais n’importe quel autre moment peut être propice. Par exemple, les voyages en train sont une formidable source d’inspiration.

D’autres passions hormis l’écriture ?

La musique, la politique, le cinéma, le jeu vidéo. On retrouve un peu de tout cela dans mes textes. C’est peut-être ce qui les rend si différents…

Avez-vous des projets en cours ?

Je suis en train de finir « le trône de cendre » en beauté, et il y aura peut-être une deuxième version d’ALIENOR. Mystère…

Encore une fois, merci à Aurélien Grall pour ses réponses et sa gentillesse ! On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle interview exclusive ! 


Portrait littéraire

Si vous étiez…

Un roman classique : Le comte de Montecristo, pour sa magnifique revanche sur la vie.

Un roman contemporain : 1984, pour son message politique universel et intemporel.

Une pièce de théâtre : Mac Beth, pour sa magistrale dénonciation de la corruption du pouvoir.

Un poème : Liberté de Paul Eluard, pour la puissance de son message.

Un auteur : Winston Churchill, pour la fragilité d’un personnage solide comme le roc en apparence, et pour la parfaite symbiose entre ses actes et sa plume.

Un personnage de roman : Don Rodrigue, pour sa fidélité sans faille.

Un genre littéraire : La tragédie, pour décrire la vie en plus grand, en plus fort.

Un mot : Passion, celle que je mets dans mes textes et que les lecteurs me rendent.

Une citation : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » de Michel Audiard, parce que c’est une belle formulation pour l’audace des ambitieux.


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