La fée Chabada, Lucie Brasseur

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Titre complet : Il était une fois La fée Chabada

Genre : conte, suspense, littérature contemporaine

Editions : Autoédition

Nombre de pages : 298

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Mon avis

 

Résumé : Maryline, prostituée la nuit, écrit le jour des contes pour enfants. Un soir, elle est arrêtée par les Mœurs. En garde à vue, une cartomancienne lui prédit « la rencontre qui changera sa vie ». Incarcérée et accusée de meurtre, elle clame pourtant son innocence. Pour rendre supportable la détention, elle se met à écrire le conte Des Poupées Géantes et de la Poussière de Joie.

Il était une fois La fée Chabada qui vivait dans un monde de poupées géantes saupoudré de poussière de joie. Il était une fois Iémanja, une prostituée qui vendait son corps pour protéger ses rêves. Il était une fois Maryline, femme multiple et fantasque, qui s’enfermait dans ses rêves et rejetait la réalité et qui, par un malheureux et étrange coup du sort, se retrouva en prison, accusée de plusieurs atroces meurtres. C’est un conte étrange que nous présente Lucie Brasseur, un conte mélange de plusieurs contes tantôt envoûtants, tantôt effrayants.

Comme tous les contes, celui-ci est cruel. Pauvre Maryline qui se retrouve enfermée sans savoir pourquoi ! Mais Maryline est un personnage particulier : tant qu’elle peut écrire, tout va bien ! Et tant qu’elle peut rêver, surtout, car elle n’écrit que par la grâce de son sommeil. Progressivement, l’écriture prend tout son sens, influençant non pas seulement la conteuse, mais aussi ceux qui la lisent et qui sont bien plus nombreux que ce qu’elle pensait, jusqu’à influencer la réalité pour la transformer en conte.

En filigrane, la fée Chabada et ses aventures, ou comment la conteuse elle-même plonge dans ses histoires pour en devenir un personnage décisif. Un conte qui se superpose aux péripéties de Maryline, jusqu’à que le lecteur se demande où est la réalité. Ajoutez à cela un soupçon de polar, une intrigue à démêler : qui est le véritable coupable de ces meurtres ?

Et voilà, on obtient un roman complètement décalé, merveilleux, à la croisée des genres, parfaitement construit, qui navigue comme un songe entre plusieurs mondes qui s’imbriquent progressivement, servi par une écriture magnifique, langoureuse et subtile, loin de la concision parfois regrettable qui fait la littérature actuelle. Lucie Brasseur joue avec les codes et les genres pour mieux les redéfinir en un roman novateur et personnel.

Belle, très belle plume, poétique qui berce le lecteur comme un sortilège et a, sans aucun doute, sa place dans le monde littéraire contemporain.

Merci à #JeudiAutoEdition et à Lucie Brasseur de me l’avoir fait découvrir !

 

PS : J’aime, que dis-je, j’adore la couverture !

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