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Genre : romance, littérature contemporaine

Editions : autoédition

Paru en : janvier 2017

Nombre de pages : 316

En savoir plus : Amazon

 

 


Mon avis

Résumé : Que feriez-vous si vous retrouviez l’amour de vos 16 ans ? Laisseriez-vous passer votre chance une seconde fois ? Julien, 32 ans, photographe, papa et divorcé, doit très vite répondre à ces questions lorsqu’un mois exactement après les attentats du 11 septembre, il retrouve dans un avion pour New York, Anna, l’amoureuse de son adolescence. Ebloui par la jeune femme qu’elle est devenue, Julien fait rapidement le choix de l’amour et se jette à cœur perdu dans une grande opération de séduction. Mais le monde dans lequel ils sont rentrés de plein fouet est devenu incertain, fragile, difficile, à l’image de la relation qu’ils rebâtissent tous les deux… Alors voilà bien la vraie question à laquelle Julien et Anna vont devoir répondre : sont-ils prêts à donner tout ce qu’il faut pour vivre enfin leur histoire ?

Et tes larmes retenir, c’est déjà un très beau titre qui suggère tout en pudeur, et c’est aussi une belle couverture, bien pensée, aux couleurs douces qui donne envie d’ouvrir le livre, avec un style reconnaissable dans le choix de l’image et la mise en page.

De Charlotte Orcival, je n’avais jusque là lu que la première nouvelle de Vingt ans et quelques qui déjà m’avait donné le tempo et un aperçu plaisant.

Et tes larmes retenir est une romance générationnelle. L’histoire se passe en 2001, juste après les attentats du 11 septembre et les personnages ont la trentaine. Pourtant, je sens un peu de génération Y dans la manière d’être, de vivre, de penser la vie. Et il est toujours intéressant d’entendre la voix de cette génération.

C’est ainsi que j’ai voulu envisager ce roman qui, au départ, m’a gênée sur certains points : récurrence de phrases courtes, langage davantage parlé qu’écrit, anglicismes. Cela n’a pas été rédhibitoire car le lecteur comprend bien que, le narrateur étant le personnage principal, Julien, le langage est donc celui de Julien, avec ses imperfections, ses tics de langage, … Et bien que ce ne soit pas un langage qui me corresponde, je n’ai eu aucune difficulté à rentrer dans le récit.

L’histoire de Julien et Anna est tâtonnante, hésitante, compliquée, et surtout elle est réaliste. L’auteur n’en fait pas des tonnes, n’use pas de péripéties abracadabrantesques. Ce que les personnages vivent reste dans les limites du crédible, sans surplus, tout en simplicité et est décrit avec une grande humanité et beaucoup de tendresse.

Derrière cette histoire d’amour, il y a le monde du XXIe siècle : monde citadin avant tout, dans lequel les personnages évoluent en entrant dans un système tout en étant parfaitement conscients de cela. Elles sont loin, les années de jeunesse où on croyait pouvoir tout changer, la société, les autres, soi. C’est aussi le monde de la peur flottante, de l’angoisse collective. Les attentats ont laissé une trace dans cette génération, une empreinte permanente, plus ou moins personnelle, notamment pour Anna. C’est une génération que le présent habite et qui ne relativise pas, qui vit sa peur comme un mal du siècle sans se souvenir que c’est une peur qui remonte à la naissance de l’humanité (pardon, c’est l’historienne qui parle). Il est possible d’ailleurs que je fasse un contresens dans cette interprétation, si éloignée je suis de cette peur.

Toujours est-il qu’il est très plaisant et intéressant de l’entendre parler, cette génération, de la voir se débattre pour construire une vie à deux. Anna et Julien ne sont plus les adolescents de Forever Young mais stables, ils ne le sont pas encore tout à fait. Ils se cherchent mutuellement, se rejoignent, se défont et, à travers leur amour de l’autre, ce sont eux-mêmes qu’ils achèvent de construire.

Que dire de plus ? Une jolie lecture, tout en douceur, à l’image de sa couverture, comme la lumière enveloppante du matin qui viendrait se poser sur les corps endormis de deux amoureux.

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