Pierre Thiry, Sansonnets

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Titre complet : Sansonnets, un cygne à l’envers (Cent sonnets insignes allant vers)

Genre : poésie

Editions : Autoédition / BoD

Parution : 2015

Nombre de pages : 126

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Mon avis

 

Résumé : Ces cent sonnets ont été écrits un peu n’importe quand, lorsque j’avais du temps : à l’arrêt d’autobus, sur le quai de la gare SNCF, dans un train, sur une terrasse de café, dans une salle d’attente, sur un coin de table durant un repas ennuyeux, dans ma cuisine, dans mon bureau, dans un magasin de chaussures, en attendant mon tour à La Poste, en discutant avec ma coiffeuse, en attendant un dessert au restaurant, en marchant en forêt, en essayant une nouvelle chemise, en lisant un livre, en marchant sous la pluie, en savourant un concert, en rêvant au sourire chaleureux de la meilleure des amies, en écoutant converser les sansonnets au-dessus de l’étang des cygnes…

J’ai reçu Sansonnets, un cygne à l’envers en février et je dois dire que je l’avais mis de côté. La poésie est un genre si particulier qu’il ne faut pas en forcer la lecture. Au fil des semaines et des mois, j’ai pioché des sonnets au hasard, jusqu’à les avoir à peu près tous lus. C’est un recueil très particulier que celui-ci. La forme est néoclassique ; comme le titre l’indique, il ne s’agit que de sonnets, ce qui pourrait être à terme lassant si l’auteur ne donnait pas tant d’âme et de personnalité à chaque poème. Tantôt mélancoliques, tantôt fantasques, tantôt rêveurs, les sonnets de Pierre Thiry s’échappent, semble-t-il, de leur carcan de papier pour façonner des paysages, des émotions, des idées. Ce sont des sonnets de l’instant, qui résonnent et racontent le poète, autant que le poète les conte. Car il y a aussi dans Sansonnets une manière de conteur.

Pour en revenir à la forme, les variations dans les rimes et les longueurs de vers permettent d’autant plus de donner corps à chaque poème. Tantôt alexandrins, tantôt octosyllabes, tantôt décasyllabes, si la forme reste relativement classique, parfois un vers tombe un peu à côté, donnant à l’ensemble un aspect brinquebalant charmant. Comme une table dont un des pieds est bancal, certains vers ont les pieds trop courts ou trop longs. Est-ce volontaire ? C’est en tout cas plaisant. Et comme certains sonnets ont davantage retenu mon attention, je citerai notamment « Les loutres n’aiment pas… », « Quel chic art mur« , « Voyelles délinquantes » et un vers que j’aime beaucoup :

« Sonnet bouillu sonnet foutu ! »

Ah ! et puis, quelle formidable suggestion que l’écriture d’un roman à partir d’un sonnet ! Elle me donne envie de tester ! Et je pense honnêtement me laisser tenter, peut-être avec les loutres…

 

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