L’attente (suite)

Lucie Coutant

L’attente lorsqu’elle est partagée devrait être moins lourde à porter. Son poids au contraire devient insoutenable jusqu’à plier l’individu, le tordre, parfois le briser. Cela tient à la notion de possible qui suit la conscience de l’attente partagée. Regardez-la qui le cherche des yeux, le sachant pourtant loin d’ici. Une possibilité s’est infiltrée en elle, pourquoi pas d’autres. Tout ce qu’elle voit devient possible et matérialisable, il y a une part de lui dans chaque élément de ce décor. Ce qui semblait inconcevable peut potentiellement se réaliser, voilà toute l’horreur de l’attente partagée. Le possible, c’est l’incertitude. La compréhension que cela se peut, mais que cela ne va pas nécessairement arriver. Il y a une nécessité dans l’être que l’environnement ne partage pas. Ce tiraillement de l’être, entre sa nécessité personnelle et les contraintes de son environnement, voilà qui est déterminant quant à l’issue de l’attente partagée.


Loli A.

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